bribes
chaque soir
Chaque soir tombe comme de revenir : et chaque fois diffère. On est chaque fois autrement. Les tamaris tombent chaque fois de passer mon visage, et je tombe chaque fois de me pencher. Chaque soir tombe ainsi, et la nuit tombe chaque fois cahoteuse. Je ne tire aucune leçon aucun devoir : je porte à peine le jour venant. Oui, chaque fois chaque soir je regarde chaque fois clore le jour, et qu’il s’ouvre chaque fois chaque nuit. Je regarde s’iriser la pénombre depuis le fétu de lumière. Les onagres ouvrent s’ouvrent chaque fois la nuit : rien ne se rêve que le lent filet d’ombre qui s’étiole à mesure de noirceur et que le rêve clôt chaque fois le jour.