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techniques de corps

Enfance et techniques du corps

1 Avril 2026 , Rédigé par Farnese Publié dans #petites filles, #amitié, #techniques de corps, #enfance

Elles sautillent penchées bras dessus dessous s’arrêtent se tiennent jambe coudée main sur le flanc. Elles posent mains dans les mains et genoux sur la terre s’arrachent la peau. Elles frottent d’un mouchoir qu’elles cachent dans leur manche pour pas salir pli de leurs robes champêtres aux motifs floraux rupestres boiseux. Elles se lèvent.

Elles tombent téméraires brisent bourraches fumeterres à mesure de leur chute mains toujours tenues dans un cercle qui tombe encore et qu’elles tombent comme un sillon de linge et de chair. Elles se lèvent et contemplent la terre battue ravalée par la machine l’homme debout sombre étiolé dans le champ, elles parlent et pensent, elles disent qu’il est comme déchirure dans la terre qu’il faudrait recouvrir combler éteindre.

Elles songent aux techniques pour être petites filles. Elles savent et connaissent : elles exécutent exécutées, et taisent l’infâmie de l’exécution : elles courent poitrine tue cousue corsetée à mesure de l’allure, elles lancent balle sans vriller buste jambe sur jambe abandonnée, elles parlent d’une langue mobile coulante tassée humectée éffractée réfractée pour doucement taire, elles mangent petite bouchée d’avance repues.

Elles jouent. Elles ont les mains larvées de pétrole creuses tombes qui coulent, la terre salie minérale ramassée sous le pli des jambes corps penchés : elles ont les jambes entières de terre, le visage recouvert d’un masque de naphte d’avoir frotté, elles sont terriblement noires, aux jupes écorchées aux manches retroussées de poussière, elles tombent trop penchées torses déposées désolées sur la terre acculée.

Elles font des cachoteries qui sont grands secrets. Elles se nomment amies ennemies et le sont, les mots avalent et régurgitent les rapports, et elles dressent chaque mot comme sentence car elles sont divines nymphes naphtées du langage et que les noms sont les formes. Elles racontent les rumeurs, et les rumeurs coulent lentement terriblement déchirent tympan marteau enclume se posent lentement sûrement dans les cénacles troglodytes de leurs aventures de petites raconteuses, et les rumeurs sont des fureurs douceurs qui lentement subrepticement conspuent célèbrent les aventureuses.

La maîtresse dit à la petite fille qu’elle n’est pas si petite que d’être fille : elle a des cheveux longs que lui rase son père, parce c’est ce que font les pères : raser, puis frapper quand il fallait encore raser. Elle lui dit que les petites filles n’ont pas de barbes, qu’elles ne se promènent pas le sexe tranché réduit minoré et que n’est pas fille qui veut.

Les petites filles sont sœurs d’aventure : elles arpentent la tête penchée main dans la main avec l’amie qui penche, l’amie penchée du poids du sexe tranché réduit minoré, elles se tiennent en ronde cercle chorale elles se tiennent sur l’une l’autre penchées bulbeux cortège de monstres aux mains suifées et échangent leur salive mélassée : elles paradent creusant causant sillons niches hypogées, et elles rossent en embrassades tourbeuses la parole maîtresse. Elles se tiennent terriblement penchées les unes sur les autres, la tête renversée. Terriblement noire.

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